Livre Premier (chapitre 10)

Cure Bercy 1985

Août – Décembre 1985

 » Que voulais-je dire ?  » se demanda le vieil homme en se tapant la tête contre la porte. Ai-je déjà perdu la mémoire ?

Scamy arriva à l’angle du « Broadway Bar » avec Rak, son pote punk de Dijon que j’avais rencontré l’année passée. Entre eux se faufilait une petite souris grise du nom de Josette que j’appelais Cosette pour son air de pauvrette, tête en l’air…

Autour d’un verre la soirée prit des ailes et ce soir là nous partîmes tous ensemble comme souvent, dans une virée improvisée…dans les champs !

Alex prit sa voiture et nous partîmes illico.

C’est cette même voiture, plus tard, qui le perdrait dans un con d’ accident de la route. C’est toujours con un accident de la route !

Dans les derniers temps, Alex écoutait beaucoup Georges Brassens et ça me faisait mortellement chier. Je le trouvais pas très punk, Brassens. Mais j’avais probablement tort…

Moi je lui préférais de loin Jacques Brel et Léo Ferré, certainement parce que c’est ce qui passait à la maison lorsque mon père s’emparait de la platine.

Brel a bercé ma jeunesse et c’est certainement pour ça que j’ai, très tôt, fortement été dégoûté de toute cette mièvre et insipide urine qui coulait dans le poste-radio de la variété française (« une variété qui n’varie pas » comme chanterait Kent plus tard.)

Léo Ferré, je m’y suis fait bien après. Trop rude le bonhomme, trop radical…et j’étais pas en âge de vraiment le saisir…mais après…fichtre ! quelle fessée, quelle gifle de poésie pour les siècles à venir…

Mais Brassens cher Alex, je n’ai jamais pu.

Cosette a tout de suite flashé sur moi, va savoir pourquoi !!!

Cette jolie déglinguée, une de plus, me faisait rire avec ses histoires bargeottes quand elle me racontait ses soirées avec Les Béruriers Noirs.

Ceux -là non plus, je ne les ai pas vraiment écoutés correctement. Ils étaient très respectés dans le mouvement punk et l’alternatif, de par leur positions politiques, et c’est ça qui comptait le plus pour moi mais leur musique ne m’a jamais fait frémir. Le pogo ça n’était pas pour moi.

Quant à, Scamy, Nono, Rak, Alex, Pistols, eux en étaient de fervent adeptes. Des punks pur souche !!!

Alex avait disposé un lecteur K7 sur le toit de sa bagnole et c’était une vraie furie autour du feu de camp avec Parabellum, Oberkampf, Panik ou les Toy-Dolls pendant qu’un peu plus loin Cosette courait à moitié nue dans le champ de blé voisin en déambulant à travers les ballots de paille.

J’avais beaucoup de tendresse pour son coté gentiment barré.

Elle ne s’était pas remise de ses nombreuses fiestas, et l’esprit laminé par beaucoup d’autres traversées d’artifices dont elle ne s’était pas rétablie, elle vivotait comme un électron libre. Sa dentition avait déjà bien morflé car les acides avait la fâcheuse tendance à niquer les dents !!!

Elle me disait toujours être à la recherche d’un ailleurs. Et je pense qu’elle l’avait trouvé cet ailleurs, sans même s’en rendre compte, tellement ses neurones court-circuitaient !

Quelque-chose avait implosé en elle et à regarder au fond de ses yeux, on ne pouvait que constater que les débris y étaient !

On se reverrait comme ça de temps à autres, lors de ces soirées qui ponctuaient nos désirs fous d’émancipations…

Je me souviendrais toujours de Cosette nous tricotant une écharpe à Scamy et à moi, en plein concert, assise sur un coin en bord de scène ! Et c’est chez lui qu’elle m’écrivait pour m’envoyer ses baisers virtuels et ses petites pensées déglinguées.

Sous l’incandescence des soirées d’août nous nous retrouvâmes souvent Laurence et moi prés de notre arbre dans le  petit jardin du palais ducal, assis sur un banc de pierre.

Ce soir là, ce merveilleux soir où elle me révéla son secret, une vieille femme passa prés de nous et dit à sa petite fille – » L’amour c’est comme dieu, ça existe pas ! « . Une brise fit voleter la robe légère de Laurence et découvrit le haut de sa cuisse comme dans un mauvais téléfilm.

Ces moments là devraient toujours être tus, car instantanément empêtrés dans un cliché puéril. Mais le chic de son collier de perles, de son sourire et de ses seins fermes qui pointaient sous sa robe emportaient tout le reste…à la folie, embarquaient l’essentiel vers la félicité.

Quand ses deux mains n’étaient pas dans les miennes elles s’échappaient pour virevolter dans les airs. Laurence parlait des étoiles et faisait clignoter ses mains en les fermant et les ouvrant comme dans un état de transe.

Elle dit –  » Pour que les choses arrivent il faut les formuler à voix haute…en pleine nuit. » Et nous craquâmes quelques allumettes verbales comme autant de voeux célestes envoyés dans l’espace.

Pendant ces semaines d’été j’avais écris beaucoup de textes, tous très mauvais et qui finiraient au feu quelques années plus tard, lors d’un de ces rangements nécessaires, d’une de ces mises au point avec soi-même qui  vous font prendre le pouls de votre évolution, dépoussiérer et gratter les couches sèches de votre immaturité !

En pleine sortie de « The Head On The Door » de The Cure, un truc étonnant se passa :

La télé était allumée sur une émission quelconque et un présentateur annonça pour une énième fois le clip  « In Between Days » de ce groupe de fêlés qui mettait les médias en ébullition.

C’était sur TF1. Quelqu’un se trompa de bande-vidéo et diffusa une séquence studio de « The Figurehead« . Je n’en revenais pas ! Non seulement ils se méprenaient, et ça avait quelque chose de comique pour une chaîne comme celle-ci qui s’auto-proclamait n°1 du monde télévisuel, mais de plus était diffusée une version inédite d’un de mes morceaux préférés du Cure de 1982.

« I’ve waited hours for this,

 I’ve made myself so sick.

 I wish I’d stayed asleep today,

 I never thought this day would end.

 I never thought tonight could ever be

 This close to me »

                            The Cure (Close to me)

En septembre vint « Close to me« , le deuxième single extrait de « The Head On the Door » et c’était une première pour The Cure non habitués aux tubes radio à répétition.

Pour l’occasion le morceau fut remixé et une section de cuivres ajoutée. Là encore, Tim Pope réalisa un clip original et loufoque et surtout claustrophobe :

Tout se passait à l’intérieur d’une armoire placée au bord d’une falaise où étaient enfermés les musiciens comme dans un mauvais rêve, vautrés les uns contre les autres. La scène vira au cauchemar quand, se débattant comme des chenapans, l’armoire vint basculer dans le vide, capturant le groupe en pleine chute.

Métaphore d’une trajectoire volontairement suicidaire ?

Là encore, Robert Smith démontrait qu’il avait beaucoup d’ humour et qu’il ne se prenait pas au sérieux.

Mais consciencieux il l’était quant il s’agissait de répondre aux interviews et en ce mois d’octobre plusieurs émergèrent dans les magazines musicaux du moment comme Best et Rock and folk.  Dans chacun d’eux je retrouvais Robert Smith lucide et distant de ce quasi nouveau statut de N°1. Il répondait avec intelligence aux multiples questions qui abordaient aussi bien les concerts, le rapport aux fans, la perception communément obscure du groupe, les influences pour composer et même la réincarnation :

« Je viens de lire « Les rêveries d’un promeneur solitaire » de Jean-Jacques Rousseau, il dit que l’art est souvent le fait d’individus ne croyant pas à une vie après la mort. Je trouve que ça peut expliquer certaines des choses que je fais… » répondit-il.

Te sentirais tu proche du Marquis de Sade ou d’Oscar Wilde ? demandait Thierry Chatain.

« Non, pas quelque chose d’aussi évident. Je ne sais pas, de Dylan Thomas, peut-être, quelque chose qui soit teinté de poésie. En réalité, le coté sombre de la vie n’a rien d’intriguant, il est affreux, atroce. Etre cloitré et misérable dans une chambre n’est pas romanesque, c’est un mythe. L’idée est séduisante, pas la réalité. »

Cela explique-t-il que nombre de tes textes soient aussi cryptiques ? renchérissait Yves Bigot.

« La littérature que j’aime est assez obscure. Je ne trouve pas cela repoussant. J’aime plutôt la notion d’incompréhension des choses. tout n’a pas besoin d’être dit. Surtout en poésie. »

Il était apparent que la littérature avait une place prépondérante dans sa création.

On retrouvait également à chaque article des questions sur sa réputation d’alcoolique.

« Je ne suis pas un alcoolique parce que je ne bois pas quand je suis seul, je bois quand je suis avec le groupe ou avec des amis. J’aime bien l’état d’ivresse parce que ça reste social, je trouve que ça magnifie l’absurdité des choses. C’est sans doute une façon un peu bizarre  et un peu démodée de décrocher de la réalité mais ça me semble plus acceptable que des drogues qui peuvent modifier ta personnalité au point de te faire détester des gens que tu aimes. »

« Aucune de mes chansons n’auraient été modifiée si je n’allais pas au Pub, mais ça m’affecte moins que le dernier bouquin que j’ai lu, les rapports au sein du groupe, ou mille autres choses. »

Et novembre déversa mes 17 ans. Le cadeau était beau et prenait la forme d’un ticket de concert pour leur passage à Paris Bercy. Ce fameux ticket à l’effigie du visage verdâtre de Robert Smith transcendé par Tim Pope.

Le concert était prévu pour le 18 décembre.

Deux jours avant, le quotidien Libération offrit une carte blanche à Robert Smith : Un journal dans le journal où nous pouvions suivre sept jours de déambulations du chanteur entre la sortie de son lit, les studios, la promo et les beuveries. Drôle et assez bien représentatif d’une semaine de musicien.

Noël avant l’heure ?

Les excellentes émissions musicales du paysage français audio-visuel ravirent la masse grossissante des passionnés que nous étions. « Décibels » nous offrit le groupe allongé  dans le même lit au sein d’ un palace parisien pour une interview affectueusement insolente. « Les enfants du rock« , quant à eux, nous les présentèrent chez eux à Londres, de jour et de nuit dans une perpétuelle déconnade, tels des gamins probablement un peu dépassés par cette subite médiatisation…

Alors ce qui devait être un évènement pour moi se solda par une déception.

Bercy et ses 17000 personnes perdues par milliers dans les touffes de cheveux hirsutes et les fumées artificielles étaient trop loin de ce que j’envisageais idéalement trouver. Il était trop tard pour moi.

J’aurais tant voulu être à leur concert de l’Olympia en 1982, mais loin de Paris et trop jeune du haut de mes 13 ans pour me déplacer seul, c’était perdu d’avance. Je me souviens bien de cette annonce des dates de la tournée « Pornography » que j’avais découpé dans Best et accroché dans ma chambre.

A l’époque même, au sein du giron familial, c’était quasiment un péché d’aimer cette musique. Comment pouvait on apprécier quelque chose de si décadent ?

Alors, afin de lorgner l’émission « l’écho des Bananes » où ils allaient jouer plusieurs morceaux, j’avais allumé la télé et, l’air de rien, en débarrassant la table j’y jetais un oeil en coin, désinvolte… mais je rageais intérieurement de ne pouvoir m’y attarder sans prendre le risque de voir mon père éteindre la télé s’il me cueillait à avidement m’y intéresser. Il n’y avait malheureusement pour moi pas grande alternative : C’était soit faire semblant de ne pas y accorder grande importance et grappiller quelques secondes de cet incendiaire « One hundred years », soit se coller devant l’écran au risque certain de devoir écourter mon allégresse intérieure dans la seconde !

Alors trois ans plus tard, l’excitation pour Bercy était palpable mais Bercy me dévora.

Pourtant tout avait bien commencé.

Des faisceaux bleus comme de fantomatiques présences  représentant chacun des musiciens envahirent la scène pendant qu’une bande-son prodigieuse se déroulait dans une intense attente. Il s’agissait de « Relax » dernier morceau de l’album que Robert Smith avait composé avec Steve Severin des Banshees sous le nom de The Glove en 1983.

Puis ce fut l’explosion de cris et de joie quand le groupe arriva. Mais Robert Smith fut peu volubile, se contentant d’annoncer épisodiquement les titres des morceaux.

Les  couleurs des projecteurs éclaboussèrent le public au son de « The Baby Screams » dans une version survitaminée.

De même pour « Play for today » qui suivit, trés appréciable mais dopé au speed.

« Kyoto Song » fut comme une brise fraîche dans cette salle déjà surchauffée mais « Primary » remit le feu aux poudres, embrasant la foule par « The Blood » et ses envolées gitanes. Puis Lol Tolhurst officiant désormais aux claviers, repassa derrière les futs de la batterie pour un inattendu « the hanging garden ». Certes, c’était le morceau qui me faisait le moins d’effet sur « Pornography » mais il fut enchainé avec « Cold ». Extase.

Oui mais… de l’euphorie attendue, je n’y goûtai nullement. Etranger à tout ressenti.

Même « A Night Like Thist » perdit de son intimité. Le solo de saxo fut remplacé par un bref solo de guitare plutôt bienvenu, même si fonctionnant à l’économie. Mais non, l’ivresse recherchée était absente…Le tube planétaire « In Between days » s’enchaina et j’étais franchement navré de voir tous ces gens taper dans leurs mains pendant le début du morceau.

« Let’s go to bed » suivit comme un pantin désarticulé et rien ne s’arrangeait. Idem pour « The Walk » joué dans une version détestable. « Push » prit la même route effrénée du début de concert mais en trouvant vraiment son sens sur scène. »Screw » insupportable et maniéré me fit tourner de l’oeil et Robert Smith annonça « One hundred years ». J’en étais ébahi et retrouvais un semblant de foi. Le son des guitares, la voix, le rythme, tout était là, furieusement présent pendant ses sept minutes. J’étais enfin arrivé sur la planète Cure. Les neuf minutes hantées de « The Forest » qui suivirent était de la même engeance…Vengeance ?

Puis ce fut le dernier titre pour une conclusion cruciale: Sinking jouait dans la cour des grands, mais tout compte fait c’était d’un cinglant désenchantement dont j’étais dévoré.

Ils revinrent précipitamment pour un rappel expéditif :

« Six Different Ways » sonnait absurdement comme une mièvre ritournelle et je bâillais ferme. A peine réveillé par « Close to me » je m’ennuyais, suffoquais de trop l’avoir entendu. Puis Robert Smith nous présenta « Charlotte sometimes » avec un sourire malicieux propice aux choses sérieuses…je veux dire décalées, insolites et inattendues; mais si éparses et rares !!!! Et c’est ainsi que tinta le glas de la fin. Après plusieurs minutes d’attente et d’hystérie, ils revinrent pour un deuxième rappel et enchaînèrent  « Three imaginary boys  » Boy’s don’t cry », et « 10.15 saturday night » dans des versions fidèles aux morceaux originaux. Le concert se ponctua par une ré-adaptation musclée et speed de « Killing an arab » qui me laissa sur la grève…amorphe !

Que dire de l’adieu raté avec « Do you wanna touch », une reprise de Gary Glitter, héro du glam rock !!!???!!!

J’étais tout simplement dépité.Toutes ces années d’attente pour arriver à ça ???

Je n’étais donc plus du tout en phase.

Oui, pour moi il était trop tard…

Mes 17 ans se voilaient de noir avant l’heure.

Je rentrai maussade et absent, d’un pas lourd sur le pavé mouillé…

Et je n’avais de cesse de penser à Rimbaud, ses mots directes claquant comme une parole à suivre : « Le sérieux c’est qu’il faut que tu te tourmentes beaucoup ! Peut-être que tu auras raison de beaucoup marcher et lire. Raison en tous cas de ne pas te confiner dans les bureaux et maisons de famille. Les abrutissements doivent s’ exécuter loin de ces lieux là. » écrivait-il à son ami Ernest Delahaye, cent treize années au-delà des abîmes…

Las, mes amis, las.

Quand les étoiles cessent de scintiller et que notre nuit noire prend l’aspect d’une toile froissée, détendue et détrempée par la pluie comme en cette soirée cafardeuse dans les rues pluvieuses de Paris. « A night like this » chuchotait Robert Smith à mon oreille, et je me retrouvai comme un naufragé sous les lumières de noël qui partout dans la ville vibrionnaient à vous faire passer pour un insecte dont la seule issue était de trouver la voie du plaisir dans une ultime combustion; devenir feu follet l’espace d’un instant et ce pour l’infini soupir de n’être plus.

Je caressai l’accalmie dans un bar-tabac où s’entassaient d’autres réfugiés de la nuit et les premières choses que je remarquai furent des tableaux d’enfants tristes accrochés au mur. Lugubre !

Et malgré tout, comme j’aimais ces lieux pleins d’histoires, d’ivresses et de désillusions.

Il y avait cette vieille femme dans un coin, demie-mondaine, demie-pute, poétesse de l’oubli. En face d’elle, un pauvre cave déjà à moitié parti dans une autre séquence de son cerveau s’enracinait, la bouche ouverte. Et c’était du sérieux. Je l’entendais elle, si vive, à déclamer sa science à haute voix, pour qu’on l’entende bien : « Les poèmes de Garcia Lorca c’est intraduisible. Je les lis en espagnol, c’est plein d’images, de couleurs…  »

« Ah! et les voyelles de Rimbaud ! Formidable. Il mettait une couleur sur chaque voyelle. C’est EXTRAORDINAIRE parce que j’en fais autant…C’est effrayant, mais les gens sont complètement incultes. » conclua t-elle.

Quelle petite gueule d’arrogance ! Y a bien des choses que les gens révèlent quant ils parlent, pour dire ou ne rien dire. Mais souvent, sans même s’en apercevoir ils racontent tout autre chose que leurs discours anodins, stériles…

Et de quoi parlent-ils ? De leur misérable égo, leur petit être se débattant avec la vie, l’air de rien. Et combien exister fait mal au cul, merde !

Et quoi bon sang ? Les choses arrivent-elles par hasard ? Par consentement mutuel avec la déchirure de la vie ? Tout est question de matières et de bruits. De musique en quelque sorte…Parce que le silence, Ah le silence, lui, c’est affaire d’intimité, de réclusion absolue avec son moi, toi, toi, moi…

Je sentais mon Picon-bière m’emporter et je m’engouffrai alors dans le métropolitain, grande gueule qui avale tout de nos ressentiments pour recracher des cafards de pensées.

Paris pouvait avoir ce quelque chose d’effrayant. C’était ça aussi la vie, la mort…Comme ce clochard claudiquant et éructant la même phrase en boucle, une guirlande bleue en guise d’écharpe autour du cou. « J’sors de l’hôpital et j’peux plus penser » articulait-il.

« J’ai r’monté toute la rame et j’ai rien fait, ahahahahahahaahha !!!!!  »  la main tendue, noire de crasse.

Et de wagons en wagons je repris un train de retour pour Nevers.

Fatidique…

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